• Souvenirs douloureux d'un passé radieux

    Une envie très soudaine de m'exprimer. Ce texte écrit très vite fait regroupe plusieurs sentiments face à des événements récents, et donc résume également plusieurs textes. Etant donné que le temps que j'ai passé dessus est moindre, il n'est pas très révélateur de mes capacités en littérature. 

    Sinon, il est tout chaud. J'ai dû faire ça en l'espace de 2 jours, et je viens tout juste de le finir.
    Pour informations, Argante est un de mes OCs.

    Ça fait du bien de se lâcher ! 


    (Artiste : Kana)

    Souvenir douloureux d'un passé radieux

    Cette âpre sensation qui hurlait à brûle-pourpoint que plus rien ne serait comme avant, accompagnée de ta voix tellement peu chaleureuse. Elle s'élevait altièrement, brisant le silence du crépuscule.


    "Tu ne m'évoques plus la beauté, ton corps n'est qu'un squelette. Ton regard est nonchalant et morne, et tes sourires sont rictus. Tu es quelqu'un de si morose. Tu as perdu ton sang-froid légendaire et tu es tout le temps proie à des sautes d'humeur. Tu tiens à peine en place. T'es pas bien dans ta tête. Tu n'es plus capable de me divertir comme auparavant, tout ce que tu dis m'ennuie plus qu'autre chose. Désintéressante. Et tu ne fais que chouiner. Regarde, tu te mets encore à pleurer. Tu n'es plus la fille que j'aimais. Ce caractère authentique dont tu étais dotée n'est plus qu'un lointain souvenir. Va-t'en. Je ne veux plus te voir. Tu m'as perdu, Argante. Définitivement."

    Les larmes fusaient, striaient mon visage.
    Afin d'appuyer tes paroles, tu arrachas mon collier, pour le suspendre au dessus des égouts, et le jeter dans ces abysses.
    L'étoile et le coeur en or cliquetèrent une dernière fois l'un contre l'autre, se disloquèrent, disparurent, rancis par les ténèbres.

    La passion et l'amour n'étaient plus miens, et ce depuis bien longtemps. Pourtant, l'espoir avait subsisté et venait tout juste d'expirer. Alors que j'y croyais encore, tout venait de se briser. Notre relation, la raison, la positivité, mon coeur, mon cerveau.
    Moi. Annihilée.

    Pourquoi ? Tout était encore possible, nous aurions pu, lui et moi, être heureux...
    Une douleur s'empara de ma poitrine, enlaça ma gorge. Les souvenirs lancinants d'un passé radieux me montaient au nez.

    Au milieu de la route, je m'abaissai, j'attendis. J'entendis. Le bruit de tes pas qui s'éloignaient et me rapprochaient chacun un peu plus de la solitude. Ta fierté renaissante que je t'avais gracieusement offerte, ton sourire, tes rires. Mon oeuvre s'échappait, mon oeuvre m'échappait. Piteusement.

    J'ai regardé mes doigts, mes pleurs humecter la bitume. Je me suis sentie inutile. Dénuée de fonction, simple chaînon dépendant de tout son être.

    Utilisée.

    J'avais été saisie d'une envie bestiale de hurler à la façon des chiens attachés.
    J'avais braillé à m'en vriller les cordes vocales, à m'en époumoner.

    Démence.

    Je souffrais tant.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Septembre 2013 à 14:58

    Hum, je dirai que malgré le temps moindre que tu as passé dessus, on voit quand même que tu as des capacités littéraires ! u_u
    Le texte, avec ses quelques mots complexes, est intérressant et facile à comprendre, ce qui nous permet de ressentir les mêmes sentiments que le narrateur. C'est agréable à lire même si c'est triste ! :)

     

    2
    Vendredi 13 Septembre 2013 à 18:07

    J'aurais pu faire pire c'est vrai. 
    Boui, il ne faut pas s'attendre à des textes gais de ma part, du moins pas tout de suite, bien que je sois plutôt heureuse. C'est comme ça, c'est viscéral, le malheur m'inspire tellement plus.
    J'ai rarement vu quelqu'un tirer autant la tronche parce qu'il ne comprend pas le bonheur de quelqu'un que pour son malheur, ce qui nécessite plus de mots pour se faire comprendre. J'ai du mal à être comprise par ailleurs. :) 

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