• Non-sens

    C’était un monde sans couleurs, entièrement de nuances noires et grises.
    Chaque jour s’y profilait à l’instar d’un long gémissement ; cette amertume éparse et continue, entretenue sous le joug de la monotonie. La maladie faisait des souvenirs des réminiscences, flous et fugaces ; et puis, quels souvenirs pouvait-on créer dans ces conditions ? Des souvenirs monochromes ? Des souvenirs solitaires, lovés confortablement sur les parois du creux abyssales de la dépression ?
    Et pour seule délivrance, les adieux de l’unique âme qui eut tenté de remédier au vide béant du cœur spleenétique. Quelquefois, elle lui donnait un aperçu non exhaustif de ses marasmes.
    Quelquefois, il subissait sa fureur, n’en saisissant jamais le sens ou le motif.
    La vie, fidèle à elle-même, s’écoulait dans l’ironie la plus totale. Jamais, Ô grand jamais, elle ne daigna faire preuve de cohérence.

     


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